Laurent Grandin, président d’INTERFELPartenaire à la fois de la Journée et des concours, INTERFEL a deux grands motifs de soutenir cette initiative.

Laurent Grandin, président d’INTERFEL

Un accompagnement de longue date de la restauration collective médico-sociale

La restauration est l’un des éléments clés de la filière des Fruits et Légumes frais (avec la production, la distribution et le détail). La restauration collective est notamment représentée au sein du conseil d’administration d’INTERFEL par RESTAU’CO, le réseau interprofessionnel de ce secteur qui fédère notamment les associations impliquées dans la restauration hospitalière. Les organisations organisatrices de la JNAES sont donc pour nous depuis toujours des partenaires naturels, que nous accompagnons de longue date dans leurs problématiques de produits. Pour INTERFEL, il est donc cohérent de soutenir une initiative qui vise à sensibiliser les professionnels et le public à une restauration médico-sociale responsable qui met en avant les produits frais, en particulier les fruits et légumes, et souligne leurs bienfaits pour la santé. Chacun sait en effet aujourd’hui que la qualité de l’alimentation concourt à une meilleure récupération des patients et à une meilleure qualité de vie des résidents. Ce soutien est également cohérent avec celui déjà apporté par INTERFEL, aux côtés de RESTAU’CO, à l’expérimentation lancée par le député Descrozaille : Repas à l’Hôpital. Au-delà de l’action sur le contenu de l’assiette, il y a du sens en effet pour INTERFEL à participer à la réflexion globale sur l’organisation de l’alimentation en établissements de santé, qui met particulièrement en jeu la filière des fruits et légumes.

Une affirmation du poids de la restauration collective dans la politique alimentaire publique

Bien sûr, ce partenariat intègre également la loi EGalim et les réponses qu’elle apporte aux attentes sociétales. INTERFEL tient à apporter sa contribution à la démarche de progrès portée par ce texte, en s’inscrivant en particulier dans l’objectif des 50% d’alimentation durable dans les 5 ans. Pour cela, INTERFEL a défini en concertation avec ses membres un plan de filière qui a été remis au Président de la République. Ce plan prévoit notamment la production de 50% de produits labellisés Haute Valeur Environnementale d’ici 5 ans et, d’ici 2025, de 25% de produits sous signes de qualité, dont les produits issus de l’agriculture biologique. La filière a donc été partie prenante dans la rédaction du décret pour faire reconnaître ces produits dans le cadre de la conversion au bio, l’objectif étant, pendant le temps de cette conversion, de ne pénaliser ni les producteurs ni les collectivités. Cette négociation a également montré l’importance de l’organisation professionnelle dans l’évolution de la filière des fruits et légumes.

« INTERFEL s’inscrit aussi dans les objectifs de consommation de fruits et légumes frais recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Pour l’instant, en France, et malgré une progression constante de cette consommation en restauration depuis 2000[1], ces objectifs ne sont atteints qu’à 50%. Nous déployons donc notre action dans tous les secteurs. Auprès des collectivités et des établissements scolaires, notre réseau de diététicien.ne.s travaille au quotidien à la sensibilisation des enfants aux bienfaits des fruits et légumes frais sur la santé et la qualité de vie. Auprès des établissements médico-sociaux, la JNAES offre une formidable opportunité à la filière de déployer ce même engagement de santé publique auprès des patients, des résidents et de leurs familles. C’est là le sens de notre partenariat avec la JNAES. » conclut Laurent Grandin, Président d’INTERFEL.

[1] Entre 2011 et 2016 : augmentation de la production de fruits et légumes en France de 7% en volume et de 18% en valeur.
Étude réalisée en 2017 par Interfel et co-financée par FranceAgriMer.